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mercredi 5 janvier 2022

Happy 2022

Nombreux sont ceux qui ont pesté contre 2021. Personnellement, j'ai aimé 2021. 
Et j'ai hâte de découvrir 2022 !!

En janvier, j'enchaîne les entretiens. Je me suis remise au sport, je me remets petit à petit. Fin janvier, je me fais une semaine avec 3 entretiens. Le premier est imposé sur place. Déjà au téléphone c'était du grand n'importe quoi. Sur place, encore pire. Le recruteur ne m'a jamais recontacté. D'un côté tant mieux. De l'autre, dommage car j'aurais aimé lui dire non. Le second bien mais sans plus. Le troisième... Ben le troisième en a donné deux autres...
 
En février, je continue les entretiens pour celle qui deviendra ma boîte. La panique me prend car ils me font attendre encore et encore...
 
En mars, on passe les un ans sans Pluplu, et les un ans avec Puce. Alors que je panique parce que je ne serais pas capable de monter le dossier pour Pôle Emploi pour demander un nouvel examen de mon dossier, je regarde mes spams. Et je pleure un moment. Poste obtenu.  

En avril, nouveau contrat. Semi-confinement couvre-feu 10km, je ne sais plus, mais on passe le week-end de mon anniversaire chez mes parents. J'apprends à m'intégrer à distance. En un mois, je le suis plus qu'en 5. La guérison continue.

En mai, la vie suit son cours. Je ne vois pas le temps passer. Je gagne en compétence et en reconnaissance.

En juin, premier vaccin, et surtout, premier don du sang. 

En juillet, début d'une période un peu sombre qui durera jusqu'à la fin de l'année. Daddy nous quitte le 12. Grand-Mi se laisse donc dépérir. Même si ma période d'essai n'est pas terminée, nous choisissons de déménager. Appartement trouvé, déménagement prévu en août. Deuxième vaccin.

En août, emmerdes diverses et variées liées au déménagement, entre autres. Mais ça vaut le coup, le nouvel appart est canon. Je suis confirmée à mon poste.

En septembre, Grand-Mi nous quitte le 16, deux mois et quatre jours après Daddy. Nous n'aurons jamais autant vu la famille. Je dois faire retirer mon implant. Mais tout mon stress m'a fait grossir et mes muscles sont raides. Opération décalée en octobre. 

En octobre, encore quelques tuiles, et stress à cause de l'implant. Impossible de savoir si l'opération pourra se faire normalement. La veille, tempête qui perturbe les transports, le jour J, j'ai une interview à 11h. Impossible de la louper. Je suis prise en charge très en retard, et l'opération est bouclée en 5min. Une autre emmerde qui s'envole. Après des problèmes liés au déménagement, à la voiture, à des problèmes d'EDF, la pile avait un peu trop grossit. En quelques semaines, elle a bien réduit !

En novembre, mois très chargé au boulot mais couronné de succès. Week-end prolongé mérité. Je me sens plus que bien. 

En décembre, un Noël étrange puisque mes grands-parents sont partis et que la famille a beaucoup changé. Vacances avec la crève mais reposantes. En fin d'année, je réalise qu'à ce moment, un an auparavant, j'envoyais ma candidature pour ce poste.


jeudi 16 décembre 2021

Les soirées de Noël

Avant, j'appréhendais toujours un peu quand on recevait l'annonce de la soirée de Noël du travail.
T'es crevé, tu n'as pas vraiment de temps pour toi et ta vie de couple, on te fait comprendre que si tu ne viens pas, c'est que tu n'as pas l'esprit d'équipe.
Et puis, le Secret Santa. Ces gens, tu les vois non stop, tu passes plus de temps avec eux qu'avec ta famille. Et pourtant. Pourtant, tu redoutes ce foutu tirage au sort.

Ce soir, j'ai vécu ma première soirée de Noël de mon nouveau boulot. Et je suis triste de rentrer si tôt. On a commencé à l'heure avec une chasse au trésor au Louvre. Nous étions 30 gosses. J'ai adoré.  Et après, apéro dînatoire en toute simplicité. On parle, on rigole, on chante, on fait n'importe quoi.
Alors oui, il y avait un Secret Santa. Je n'ai pas encore beaucoup travaillé avec celle que j'avais tiré au sort, et il en est de même pour celui qui m'a tiré au sort. Mais on s'en fout. On profite tous du moment.

La guérison se rapproche. Je vais de succès en succès. Ma confiance revient. Ma joie de vivre aussi. Je flippe à l'idée que d'ici 4 mois, ça fera déjà un an.

mercredi 31 mars 2021

D minus

Demain. 
Demain c'est le grand jour. 
Un nouveau départ qui va faire énormément de bien ! 
Un jour que j'attends avec impatience.
Alors, aujourd'hui, le programme c'est : derniers préparatifs, câlins avec ma puce, et repos. 
Et on va éviter de penser à s'il y aura une déclaration ce soir qui foutrait en l'air, cette année encore, mon anniversaire. 

Bonne journée à tous,
 
 
 
 
 

mercredi 10 mars 2021

I guess it's time

Yes. It's time. Time to share this song with you. 
You know what it means right ? 



mardi 2 mars 2021

Parce que tout va bien

Non ce n'est pas venu la semaine prochaine. Et d'ailleurs, ça c'est reproduit. 
Quand je suis partie en novembre, j'aurais pu démarrer direct un contrat dans une autre entreprise. J'y avais passé 3 entretiens et une prise de références. Au moment du verdict, confinement et gel des recrutements. Il n'a jamais repris. 
C'était dur de l'accepter puisque pour une fois, la chance me souriait. Première candidature, premier CV et bim, tout s'enchaîne en quelques jours. Comme si, le poste avait été créé pour moi.

D'autres annonces sont apparues, j'ai passé d'autres entretiens.

Fin décembre, une agence que je suis depuis longtemps poste une annonce. Je saute dessus et croise les doigts. La réponse tarde, mais la réponse me propose un entretien. Trois entretiens et un exercice. Patience avant le verdict. Et là encore, réponse en suspens car la situation économique actuelle ne cesse de foutre la merde partout. 
 
Alors oui, des crises d'angoisse commencent à revenir, le doute sur formation, compétences, réussite, carrière & co est là. Et on est déjà le 2 mars.  
 
 
 
 

samedi 16 janvier 2021

J'y crois, j'y crois

Le jour où j'apprends que c'est bon, je promets 3 choses :

 1. Je vais chez le coiffeur (parce que là, c'est plus possible. Je suis entre le joueur de foot de RDA et un casque Playmobil)

2. Je crie bien fort un bon vieux J'AIME GAGNEEEEER (avec sourire narquois et voix débile)

3. J'écoute ce bon vieux Gandhi et promets de ne plus rechanter cette chanson. (Non mais sérieux, je connais tous les personnages, comprends tout le scénario et suis la série, CA NE VA PAS DU TOUT !)

J'y crois, ça va venir semaine prochaine (enfin j'espère !)


 

 

mercredi 6 janvier 2021

Hello 2021

Je t'attendais 2021, pour diverses raisons. Je suis donc heureuse de te voir enfin là !

J'ai eu l'impression de tomber non stop en 2020, que je suis prête à relever le défi de 2021.  Alors pour l'abandonner loin derrière de façon définitive, récap.

Janvier : Je reviens de 10 jours "vacances". Une tuile énorme m'était tombée dessus avant Noël. Je n'en ai pas dormi de mes vacances et surtout, j'ai bossé presque tous les jours. Cauchemars à répétition. On s'en sort enfin vers la fin du mois. Quand j'évoque cela au boulot, on me rit au nez. Vive le soutien. 

On entend parler de plus en plus du virus. Et quand certains commencent à s'inquiéter, d'autres continuent de clamer haut et fort qu'il n'arrivera pas en France. Comme le nuage de Tchernobyl, il s'arrêtera pile à la frontière. 

Février : Mon frère & famille quittent HK définitivement. En cause, les émeutes qui durent et le virus. Ils sont placés en quinzaine par sûreté. Ma sœur vient passer quelques jours. Pluto est sur la bonne voie. Un mois de février presque chouette. On fait un repas tous ensemble.

Mars : Début de la fin. Pluto nous quitte le 12 mars après le discours de Macron qui annonce que c'est la merde. On fait un tour à la SPA le samedi mais on ne sait pas. On est intéressé par une petite louloute mais l'équipe n'est pas emballée. On y retourne le dimanche, après un repas chez mes parents. Ils ne veulent pas, on insiste. Ptite Vivi arrive à la maison. Début du confinement le mardi.

Avril : Anniversaire en confinement. Journées sans fin pour le boulot pour moi et pour le Chéri. Repos inexistant. Semaines qui font pratiquement 7 jours. Aucun soutien. 

Mai : Fin du confinement mais pas des journées sans fin. Même si notre couple est fort et que l'on ne se prend jamais la tête, je suis dans un sale état. Crises de panique par-ci par-là.

Juin : Adoption réelle de Ptite Vivi. Son adaptation est très compliquée pendant les mois de mars, avril et mai. En juin, lorsque nous quittons le refuge, elle le regarde s'éloigner et commence à changer réellement, comme si elle avait compris que désormais, parce que le papier est signé, la misère n'était plus qu'un lointain souvenir. 

Juillet : "Vacances". Je suis épuisée, Chéri aussi. On part presque 3 semaines. Et là aussi, boulot presque tous les jours. L'idée de partir commence à sérieusement me travailler. 

Août : Retour au boulot, je découvre que l'équipe a entièrement été remaniée en mon absence sans que personne ne m'en parle. Je pète un plomb. Trop c'est trop.

Septembre : J'annonce ma démission. Officiellement j'ai besoin de nouveau, d'autre chose. Officieusement, je suis en train de m'écrouler, c'est ça ou burn out et dépression. Mon esprit ne s'arrête jamais, je fais des cauchemars toutes les nuits, j'ai la boule au ventre, je me sens plus que trahie par une équipe qui soit disant tient à moi. Le jour de l'annonce, c'est une délivrance.  

Octobre : Le mois commence avec un souvenir amer. Nous passons la date des 1 ans de l'opération de Pluto. Si tout c'était bien passé, il pourrait être guéri. Mais non. Fin de mon contrat. Je ne la vois pas passer car j'ai des centaines de tutos à rédiger et des formations à donner. Je commence à postuler. Bingo pour une offre. J'enchaine les entretiens. Fin octobre, j'attends la décision, avec un peu de chance, je pourrais enchaîner direct.

Novembre : Confinement et gel des recrutements pour la super boîte. Je passe d'autres entretiens. Un marquant : le recruteur ne reprendra jamais contact avec moi après l'entretien malgré mes messages. Visiblement, il y a des choses qui ne changeront jamais. Je reprends le sport, objectif : perdre les 5 kilos accumulés pendant toutes l'année à cause du stress. Et je me forme avec Linkedin.

Décembre : D'autres entretiens, dont un improvisé. Suite du sport, deux kilos sont déjà partis. Suite des formations. Noël sans trop d'esprit de Noël.

L'année 2020 est enfin terminée. Et comme le chante si bien ABBA : 

I wonder, it's frightening
Leaving now, is that the right thing?
I wonder, it scares me
But who the the hell am I if I don't leave it
I'm not a coward
Oh no, I'll be strong
One chance in a lifetime
Yes I will take it, it can't go wrong

 

 

 

 

 

mardi 22 décembre 2020

Tiens bon la barre

Je suis partie, pour raisons perso et pour envie de neuf, il y a maintenant plus d'un mois, voire un mois et demi.

Tout était nickel, après avoir annoncé mon départ, je tombais sur l'offre de rêve : fiche de poste d'enfer, secteur que je ne connaissais pas, et en plus à deux pas de chez moi.

J'ai envoyé mon CV et tout est allé très vite. En l'espace de 3 semaines, j'avais passé 3 entretiens plus prise de références. Je pouvais enchaîner. Et puis, confinement. Le confinement a obligé l'entreprise à geler les recrutements. Pour combien de temps ? Impossible à dire.

Depuis, j'ai envoyé de nombreuses candidatures et passé d'autres entretiens. Le confinement est "terminé", la situation sanitaire encore moins bonne qu'avant le confinement. Un vrai bonheur.

Le plus dur dans la recherche d'emploi, c'est de garder le moral.

Jusqu'à l'an dernier, j'étais relativement forte. J'arrivais à me dégager l'esprit et mettre de côté quand il le fallait. Avec l'opération de Pluto, j'ai découvert les crises d'angoisse et les crises de panique. Si vous ne connaissez pas, sachez que c'est un vrai bonheur. 

Et parce que cela ne suffisait pas, j'ai perdu toute positivité sur moi-même. Caliméro mais en puissance 1000. Courant septembre, c'en était trop, et j'ai décidé de partir. Au moins, pour me retrouver. Me retrouver passait par changer de boîte, changer d'équipe, retrouver des missions qui me stimulent.

En quittant mon poste, et parce que le confinement n'était pas encore annoncé, je me suis donnée une semaine de vacances. Ne penser à rien d'autre que me reposer et me changer les idées. Bon, j'ai reçu beaucoup de messages des anciens, et ai fait secrétariat de rédaction. Ce n'était pas vraiment ce que je m'étais prévu, mais bon. J'ai joué le jeu, rien de professionnel pendant la première semaine, et au taquet dès la deuxième.

J'ai toujours été en mesure de tenir mes objectifs et mes plannings. 

Lors d'un entretien, on m'a posé la fameuse question sur la résistance face au stress.

Je sais gérer mon stress, jusqu'à ce qu'il me dépasse. Si j'ai du mal à déléguer ou demander de l'aide c'est parce qu'en cas de gros rush, je liste tout ce qui doit être fait et les échéances. J'organise tout et si tout se passe bien, tout est prêt / rendu dans les temps. Demander de l'aide va impliquer expliquer, réexpliquer, voire vérifier. Or dans l'urgence, on n'a pas forcément le temps.

C'est un gros défaut, et je le sais. Je ne délègue pas parce que avec mon organisation, je sais que ça tient. Si je demande à quelqu'un, l'imprévu car la personne ne maîtrise pas va être plus important que prévu et va me faire perdre plus de temps que prévu. Vous me direz "t'as qu'à faire confiance aux autres". Oui mais non. Je prends le temps d'expliquer, réexpliquer, je demande à l'autre s'il a compris, il me dit oui, je récupère et le résultat n'a rien à voir, ou comporte des erreurs. Sur des tâches complexes, je veux bien, mais sur quelque chose d'ultra simple genre noter des résultats dans un tableau en respectant casse et orthographe, je dis non.

Sur le perso, c'est autre chose. Il m'est impossible de me faire violence pour tenir des objectifs, si bien que pour le perso aussi, je fais des to-do lists.

Ces dernières semaines, je n'allais pas bien. Moral absent, et en me regardant, en faisant mon portrait, il m'était impossible de citer une chose positive. Rien de mieux pour avoir des regrets à vie.

J'ai listé ce qui me posait vraiment problème et j'ai choisi de trouver des solutions. Des kilos à perdre ? Un esprit torturé ? Des manques de connaissance ? Une confiance en moi à reconstruire ?

Ils ont tous leur place sur ma to-do list quotidienne. Chaque soir, je prépare la liste du lendemain. Elle comporte des généralités comme faire la vaisselle. Mais aussi du plus pointu.

Alliée à Decat' Coach et Pupuce, je note de faire du sport tous les jours. Un bon point, les programmes que je suis m'ont fait perdre 2 kilos. Bon, il en reste d'autres, mais ce sont déjà deux kilos. Mon souffle va mieux, et mon endurance aussi. C'est motivant, je continue.

Alliée à Linkedin, je note de suivre des formations. J'ai déjà 32 formations écoutées à mon actif : référencement naturel, Google Ads, Réseaux sociaux. Je me rends compte que finalement, j'en sais plus que ce que je pensais. Mon CV se complète et j'ose des candidatures que je n'aurais pas envoyé il y a encore quelques semaines.

Alliée à Linkedin, l'Apec, Pôle-Emploi et Cadre emploi, je note d'envoyer au moins 4 candidatures par jour. Pourquoi 4 ? J'aimais bien, et ça me permettait d'en envoyer une depuis chaque site. Bon je l'admets, j'ai tendance à privilégier Linkedin.

Ce n'est pas grand chose, mais cette rigueur m'aide à avancer et me permet de ne pas m'apitoyer sur mon sort. La preuve, on est déjà le 22 décembre. Dans une semaine, bon nombre d'entreprises auront bouclé les déclarations fiscales de fin d'année et pourront se positionner par rapport à ce deuxième confinement qui, soyons honnêtes, étaient une bêtise dont on aurait pu se passer s'ils avaient agit correctement dès le début. Début janvier, d'autres kilos auront disparu, mon regard sur moi-même se sera encore amélioré, et j'aurais enfin un retour sur LA candidature. 

En attendant, bonnes fêtes à tous, en sécurité s'il vous plaît !

 

jeudi 10 décembre 2020

J'attendrai

J'aurai pu dire que l'année 2020 n'est pas si simple, ou au contraire dire que l'année 2020 est l'année de tous les possibles, mais non.

Plus je regarde autour de moi, et plus je ne vois que négatif et psychose. Pourtant, si je regarde de plus près ces presque 12 mois, j'arrive à tirer du positif. Et c'est important de le souligner. 

Oui, j'ai choisi de quitter mon poste et suis donc partie début novembre. Quitter une place "protégée" en temps de crise, quelle idée ? C'était le moment. Il fallait que je saisisse l'occasion.

2019 n'était pas extraordinaire, mais comparé à 2020, finalement, on s'en sortait pas mal. En revanche, les derniers mois de cette année-là, on aurait pu s'en passer. A commencer par le cancer de Pluto et surtout décembre.

Le cancer a été très dur à accepter. Et puis, comme tous les résultats étaient bons, on voulait y croire. On se disait qu'il allait guérir, qu'il serait l'exception, et surtout, que de toutes façons on fêterait les 3 ans d'amour. Pluto est parti une semaine avant, le 12 mars. Soir de la première allocution, avant le confinement. Et dire que j'aurais pu rattraper tous ces moments que je n'avais pas pu passer avec lui à cause de mes journées interminables. Mais non. 

Décembre fut horrible. Peut-être les prémices de mon départ. On a du faire face, au boulot, à une tuile comme on n'en avait jamais eu. Et pourtant, j'en avais déjà vécu pas mal. Elle m'a hantée jusqu'en février. Quand on a enfin pu s'en débarrasser.  J'en faisais des cauchemars presque toutes les nuits.

2020 n'a donc pas bien commencé. Et quand la tuile est partie, la menace de l'épidémie a commencé. 

Le 12 mars, allocution. Alors que je suis dans le tram, Chéri me dit qu'on doit parler de Pluto. On ne parle pratiquement pas de Pluto parce qu'en fait, on part aux urgences Advetia. On arrive à 3, on part à 2.

Aussi dur qu'il a été, je souhaite mettre ce cancer dans les choses positives. Parce qu'il m'a permis de relativiser, et de réavoir espoir. Je savais qu'il n'y avait que très peu de chances pour que Pluto s'en sorte, et pourtant. 

Beaucoup disent qu'il ne faut pas humaniser nos animaux. Je n'ai pas d'enfant. Ce truc qui est sensé être ma carrière ne me l'a pas encore permis. J'espère qu'elle me le permettra un jour, histoire de ne pas avoir que des regrets. Alors, en attendant d'en avoir, oui, mon Pluplu est mon bébé chien. Grâce à son cancer, j'ai réalisé jusqu'où je pourrais être capable d'aller pour quelqu'un que j'aime. Il n'a cessé de me faire peur, je n'ai cessé de le réconforter. La nuit qui a suivi son opération, j'ai dormi avec lui. Il avait mal, c'est la seule fois en 3 ans où je l'ai entendu gémir parce qu'il avait mal, et où j'ai senti qu'un câlin ou une caresse pouvait l'apaiser. Cette nuit-là, il n'a presque pas dormi, moi non plus. Nous avions chacun notre douleur, mais on était ensemble, et cela nous a permis de résister.

Jusqu'au bout, j'ai voulu y croire, je n'ai cessé de m'en convaincre pour tenir bon. Le 12 mars, j'ai bien cru que tout allait s'écrouler autour de moi. C'était la première fois que je vivais cette expérience. Je me souviens que dans les jours qui ont suivi son adoption, je me répétais qu'il ne fallait pas que je m'attache trop à lui car un jour, nous serions séparés. Je n'ai pu me répéter cela que pendant une dizaine de jours. A peine. 

Le cancer de Pluto m'a permis de réaliser à quel point je peux m'impliquer dans une cause qui me tient à cœur. Oui je stressais à chaque fois que l'on passait la porte du cabinet pour la prise de sang, et je pestais parce que les résultats étaient de mieux en mieux. Je m'appliquais à chaque fois qu'il fallait préparer les médicaments car il ne faut pas toucher la chimio, et elle ne doit pas être croquée. L'odeur de rillettes et champignon-qui-pue-le-vomi au petit dèj, c'est rude. Mais on s'y habitue. Dernièrement, j'ai préparé le vermifuge de Victoire. Je me suis appliquée comme je le faisais pour Pluto. J'ai souri. Le jeu des médicaments est presque devenu un bon souvenir.

A son décès, Chéri voulait réadopter tout de suite. J'étais plus réticente. Le samedi, nous avions un dîner à Plaisir. Nous sommes partis plus tôt, et avons fait un crochet par la SPA. Il avait repéré une chienne qu'il voulait rencontrer. Elle ne se laissait pas approcher. On y a vu un signe. Ce n'était pas le moment. Déambuler dans les allées du refuge nous a ramené 3 ans en arrière. Une visite un peu pressée le samedi après-midi avant la fermeture. 3 ans avant, nous avions un coup de cœur et ne pouvions le ramener avec nous car le bureau était fermé. Nous devions revenir le lendemain matin. Chose que nous avions faite dès l'ouverture. Un agent nous a accompagné, nous sommes passés de box en box. Sans coup de cœur. Et puis. Deux petites chiennes, arrivées fraîchement de Tunisie. L'une avec un pelage semblable à celui de Pluto, et une autre, plus discrète, avec des tâches rousses comme si on avait renversé du café, et un œil qu'on n'a pas complètement encerclé de noir. Nous n'avons pas pu la sortir ce soir-là, peut-être un autre signe. On s'est donné la soirée pour réfléchir.

Pendant la soirée, les premières sentences sont tombées. Fermeture des magasins non essentiels. J'ai interrompu ma soirée pour le boulot. 

Le lendemain, nous étions chez mes parents. Mon frère et famille étaient arrivés de HK depuis plusieurs semaines, et leur quarantaine était terminée. Ils étaient donc libres de voir qui ils voulaient. Quel bonheur de serrer dans mes bras mes neveux, notamment, le plus jeune, né quelques mois plus tôt, et que je n'avais pas encore rencontré. 

Pendant tout ce temps, Chéri pensait toujours à l'adoption. Et ce jour-là, nouvelle annonce. Les refuges doivent fermer. Les adoptions ne peuvent se faire que sur rendez-vous. Il a donc pris rendez-vous. Et à 17h, nous sommes allés rencontrer Vanille. 

L'équipe n'était pas convaincue, ce qui nous a un peu fait mal. Ils ont tout de même accepté que l'on soit famille d'accueil provisoire. Nous étions libres de "rapporter" Vanille en cas de problème. 

Et voici ce que 2020 m'a apporté de positif : persévérer. 

Les premiers jours avec Vanille ont été très durs. Elle venait de la rue et avait peur de tout. Notamment des hommes. C'est-à-dire qu'à la maison, elle venait se planquer dans mes jambes à la moindre occasion. A ce moment-là, ce que nous n'avions pas encore réalisé c'est à quel point elle peut être une éponge à émotions.

Le lundi soir, nouvelle annonce. Confinement dès le lendemain. Je commençais une semaine de télétravail, me voilà assignée à domicile avec des journées non stop pendant, à ce moment-là, une durée indéterminée. Je n'arrivais pas à savoir si l'adoption commençait mal ou pas.

Dès le début, nous cherchions à la comparer à Pluto, alors qu'ils sont à l'opposé. Il nous a fallu nous battre contre cela. La douleur de sa disparition était encore très présente, et elle devait le ressentir. Et le stress cumulé à la fatigue du confinement n'ont pas aidé. Malgré cela, il a fallu qu'on s'adapte. Oublier la peine, oublier la fatigue, oublier le stress. Pour elle. Pour lui.
Nous avons souvent appelé le refuge pour avoir des conseils, et on s'est dit "allez, on se donne encore X jours et on verra". 

Et puis, on a fait tombé la pression, elle a commencé à casser sa coquille. Et puis, on s'est dit que quand même, Vanille c'était nul comme nom. Et puis, elle fait son premier câlin. On arrivait de mieux en mieux à entrer et sortir de l'ascenseur, de l'appartement, de l'immeuble. Elle a rencontré ses premiers copains. On a su qu'il était hors de question de la rapporter.

Fin mai, Mademoiselle se grattait beaucoup au point de perdre ses poils. Elle n'était pas encore adoptée, donc avant de l'amener chez le véto, je devais en parler au refuge. Qui a réalisé que l'adoption n'était pas finalisée. Nous l'avons finalisé début juin. Et Vanille est officiellement devenue Victoire et a commencé à multiplier les gros progrès.

Avec elle, j'ai appris à mieux contenir mes émotions. Oui je râle toujours autant, oui je suis émotive, stressée. Mais parce que je sais qu'elle se fait toute petite et nous laisse à penser qu'elle s'en veut quand on agit de la sorte, j'essaye de laisser couler. De prendre de la distance. Croyez-moi, c'est pas facile.

Victoire m'impressionne. Elle ne cesse de progresser car on la laisse avancer doucement à son rythme. J'aimerais avoir sa force et son courage. Et je me dis que si j'ai réussi à l'accompagner jusque là, si elle est ouverte comme elle est aujourd'hui, c'est que je dois avoir cette force et ce courage. Cette adaptation était dure, très dure. Notamment car elle n'avait rien à voir avec celle de Pluto qui s'est, lui, senti chez lui, au bout de 3 jours. On l'a accepté, et je suis fière qu'on n'ait pas baissé les bras car je n'imagine pas ma vie sans ma Pupuce. 

Enfin, 2020 m'a apporté un dernier point positif. Je m'écoute.

L'année a été dure, je ne vous l'apprends pas. Mais surtout, elle m'a permis de réaliser que j'étais arrivée à un point où je ne m'autorisais pratiquement plus rien en dehors du travail. Chaque jour, premier réflexe en me levant, les notifs du boulot, et dernier avant de dormir, les notifs du boulot. Et ça, tous les jours de l'année. 

Je n'ai presque pas profité de Pluto. Je rentrais tard le soir, la promenade était presque finie. Le jour de sa mort, je l'ai presque disputé parce qu'il traînait la patte pendant la balade du matin. Le soir, j'ai manqué le tour de quartier. Et pourtant, il m'a attendu. Il a attendu mes câlins et mes bisous. Je m'en veux tellement que je refuse de revivre cela avec Victoire. Alors oui, j'ai quitté mon poste début novembre. 

Je suis partie parce que j'ai besoin de passer à autre chose, mais surtout, j'ai besoin de reprendre le contrôle. De positiver. D'avoir l'impression de pouvoir vivre en dehors du travail.

Je n'ai pas encore retrouvé de poste, faute au confinement. Mais en attendant, je m'écoute. J'accorde du temps à Victoire, on joue, on se promène, on se fait des câlins. Je me suis fait un vrai programme sportif auquel je me tiens. Je suis des formations pour enrichir mes connaissances. Petit à petit, je me relève et je fais en sorte de changer l'image que j'ai de moi. Je lui remets du brillant et du positif. 

Alors oui, 2020 est une année pourrie. Mais elle m'a permis de réaliser qu'il était temps de changer. Ce sera peut-être long et difficile. Mais j'ai un guide à mes côtés et un autre qui veille sur moi.

 

 

 

samedi 31 août 2019

3 semaines plus tard

Et voilà, la reprise a eu lieu lundi. Bien que calme, je suis épuisée. Pas évident de reprendre le rythme après 3 semaines. Et pourtant, il ne me semble pas avoir fait d'excès.
3 semaines de calme, de marche, de repos, de... C'était top.

Mais souvenez-vous, j'avais fait une liste... Alors, à votre avis... Combien de points ont été cochés ?


- descendre le bordel à la cave : pas fait. Le bordel est toujours là.
- laver les murs : la cuisine c'est fait, le salon, non.
- nettoyer les vitres : ah ah. Pas fait.
- me faire les ongles : les pieds oui. Les mains non
- tricoter : oui. mon projet actuel est presque fini
- dormir : oui. Et ça fait du bien !!!
- faire des soins : non
- lire : oui. un livre terminé, un autre en cours
- faire du sport : oui. Marche tous les jours quand on était en Bretagne, piscine aussi. Salle avant de partir et après. Ca m'a d'ailleurs valu des courbatures de dingue
- cuisiner : un peu, mais on est resté simple. On a un peu abusé des restau cet été, le compte en banque a fait la tronche à la fin du mois.
- retaper le meuble TV : l'été prochain. :)
- rempoter le Yucca : non. Je pense qu'il a subi un peu trop d'eau avant les vacances. Du coup, il a été au régime sec pendant presque 3 semaines. Et là, ma foi, il se porte très bien !! 

Résultat : 4 points vraiment fait sur 12. Pas mal. 






 

samedi 3 août 2019

Holidayyyyyyyys

Mes vacances ont débuté hier soir. Quel soulagement.
Elles sont enfin là alors que je suis épuisée.

L'occasion de faire plein de choses :
- descendre le bordel à la cave
- laver les murs
- nettoyer les vitres
- me faire les ongles
- tricoter
- dormir
- faire des soins
- lire
- faire du sport
- cuisiner
- retaper le meuble TV
- rempoter le Yucca

Mais devinez quoi. Quand je vais reprendre le boulot dans 3 semaines, plus ou moins reposée, et que je vais re-regarder cette liste, je pense que j'aurais coché 2 ou 3 choses. Pas plus.

Le pouvoir des vacances.



 

mardi 28 juin 2016

2 - getting a job

La dernière fois que j'ai parlé de ma recherche d'emploi, c'était dans la douleur et l'espérence, en janvier, ici.

Aucune de ces candidatures n'a abouti.

Courant février, ou fin janvier, je ne me souviens plus, j'ai envoyé ma candidature pour un CDD de 3 mois. Opératrice de saisie dans une start-up basée à Paris.
Sans trop de contact, hormis la page Pôle Emploi, j'ai tenté une relance. Entre temps, j'avais eu un autre refus pour une autre start-up, pour le même genre de poste.
Motif : pas d'expérience en start-up.

Et puis, un soir, alors que je faisais de nouvelles candidatures et relances, un mail : proposition d'entretien, pour ce fameux poste dans 5 jours.
J'ai tout préparé, et ce fameux lundi 15 février, me voilà partie pour la Place Vendôme.
L'entretien a duré plus d'une heure, et la jeune femme en face de moi m'explique la suite : si le débrief convainc la boss, nouvel entretien avec la boss et la DRH.

Je sors lessivée.

Deux jours après, nouveau mail : "j'essaye d'organiser un nouvel entretien avec la boss et la DRH". Vous connaissez cette sensation du coeur qui se met à battre à 100 000 à l'heure ? Ben voilà.
Ce mail était à 09:46. Le mercredi.
Nouveau mail à 10:40 : "pouvez-vous venir aujourd'hui à 15h ? en revanche, il n'y aura que la DRH"
Rajoutons 3 zéros au battement du coeur.

J'y suis allée. L'entretien a été très bref mais m'a encore plus lessivée que le précédent. En plus, mon discours avait l'air d'aller dans le même sens que ce que pensait la DRH...

Je suis rentrée un peu flageolante. J'avais dit à Chéri "elle me recontactera bientôt".

Le même jour, 18:19, nouveau mail : "très belle impression auprès de la DRH, pouvez-vous revenir demain à 15h pour rencontrer la boss ?"
J'ai rigolé, j'ai confirmé.
Le soir, Chéri me demande de lui raconter, et je lui redis qu'elle me recontactera bientôt.
Au moment d'aller dormir, je lui dis qu'en fait j'y retourne le lendemain. Il me dit "je suis sûre qu'ils vont te prendre !"

Le lendemain, 15:00, dernier rendez-vous. Ou presque.
La boss me glisse qu'en fait, ça pourrait être bien que je rencontre aussi le Directeur Marketing, parce que après tout, j'ai des compétences sympa qui leur plaît.

4 entretiens, pour le dernier, je n'ai plus aucune question en stock.

Le soir même, vers 18: et des brouettes, appel d'un 06 inconnu : "bonsoir c'est F. de la start-up. Si ça t'intéresse toujours, t'as le poste, tu nous rejoins le 01 mars".

Et là, cette sensation de bonheur, de tout.
Le soir, Chéri me demande comment ça s'est passé. Je lui raconte que j'attends LE retour. Et je luis fais le même coup : au moment d'aller dormir, je lui dis que j'ai le poste. Il a dormi comme un bébé.

J'ai donc commencé mon CDD le 01 mars, dans une start-up dans la mode, où je suis la deuxième plus âgée.
Un peu compliqué certains jours, beaucoup de questionnement de "qu'est-ce que je fais là", et un oeil toujours sur les offres pour l'après.

Et puis, un jour, la boss me convoque et m'explique que M. est sur le départ au mois de juin, et que si je suis intéressée, je peux récupérer son poste en CDI avec un salaire renégocier. Je n'ai pas hésité une seconde et j'ai dit oui.

Depuis, tout a changé.
J'ai fait passé des entretiens pour recruter ma remplaçante.
J'ai renégocié contrat et salaire.
J'ai signé un CDI.
J'accompagne une stagiaire.
Je m'apprête à recruter un ou une stagiaire.

Le poste est différent, et mes rapports avec l'équipe aussi. D'opératrice de saisie invisible, je suis passée à Responsable Service Clients.

Le contrat a été célébré une première fois. Mon petit frère a annoncé son contrat à lui aussi. Dans deux semaines, on célèbre le mariage du grand frère. Et dans la foulée, on saura si c'est une nouvelle nièce ou un neveu que l'on accueillera au Québec.

Du coup, avec ces trois derniers mois, je pense que je peux aussi mettre à jour ce point : 37 - make my parents proud of me.
Ca n'a pas été facile, je me suis battue, mais j'ai réussi.

Et là, il faut vraiment que je déjeune pour ne pas être en retard ce matin !




samedi 16 janvier 2016

Cher mois de janvier

Avant les vacances de Noël, j'ai eu le droit à une journée de "formation" à laquelle m'avait inscrite ma conseillère Pôle Emploi (qui d'ailleurs, depuis le 30 novembre, n'a pas donné signe de vie...). 

Préparation à l'entretien d'embauche. Durée : toute la journée. Lieu : pas trop trop loin de la maison, à Rueil. 

Sur le papier, c'était cool. Arrivée sur place, l'horreur.

Je suis arrivée un peu en avance au milieu d'une foule qui me faisait dire qu'encore un coup, j'allais me faire entuber... 
Nous montons, et petit à petit, une foule de plus en plus nombreuse s'amasse devant la porte fermée à clé.
La journée devait commencer à 09:00, à 09:15, toujours personne. 
Mon téléphone sonne, l'animateur s'excuse de m'appeler et me dit qu'il est en retard, problème de transport. Il arrive finalement vers 09:20/09:25 et nous nous installons tous. 
Une fois installés, il nous annonce qu'en fait, les personnes qu'il va appeler doivent aller avec sa collègue, pour l'autre atelier.
Cinq minutes plus tard, tout le monde est enfin installé dans la bonne pièce. Il nous abandonne pour des photocopies et autres conneries.
Sur place, nous nous émerveillons devant l'endroit : salle horriblement froide avec un branchement électrique douteux, radiateurs portables datant d'il y a trop longtemps et dont les fils ne nous engagent pas, moquette crade, salle poussiéreuse, bref, comme l'a dit une des candidates
"nous voilà propulsé dans un bureau de l'URSS à ses débuts". 
Notre monsieur revient, nous explique son profil pendant 20 minutes, et vers 10h, nous commençons la lecture page après page d'un dossier Pôle Emploi sur l'entretien d'embauche d'environ 50 pages, ou plus. L'horreur.

Vers 13:00 ou plus, il nous libère pendant une heure pour qu'on aille manger. Il nous a promis que l'après-midi serait plus funky.
Vers 14:00 ou plus, nous trainons les pieds pour y retourner.

Au programme, simulation d'entretien.

Nous sommes 6 à passer, nous avons environ 30 minutes chacune. Le tout est filmé pour qu'on puisse chacune se voir et analyser notre comportement en entretien.
Pour cette simulation, nous sommes libres de choisir une annonce à laquelle nous avons postulé ou inventer une annonce. 
Pour ma part, j'ai choisi l'une de mes dernières candidatures, je l'avais envoyée quelques jours avant. Ayant besoin d'informations, je retourne sur le site sur lequel je l'avais vue et tombe nez à nez avec l'annonce rêvée. Un CDI en synchro. 
J'ai bouclé en vitesse ma préparation et me suis penchée sur l'annonce pour préparer ma candidature. Je l'ai également fait suivre à A. pour lui sous-tirer une recommandation. Nous avons parlé rapidement et me suis remise dans l'ambiance de l'atelier.

Je suis rentrée chez moi le plus vite possible et me suis lancée dans une lettre de motivation. 

Le soir même, j'étais conviée au Bureau Export pour le pot de Noël. A. m'a redit que l'annonce était canon, qu'il ne savait pas qui était le contact mais qu'il enverrait un mot à son contact favori là-bas. Je lui ai dit, qu'entre temps, j'avais envoyé ma candidature et que j'espérais un retour. 
La soirée s'est terminée, je suis rentrée chez moi. 

Dans les jours qui ont suivi, j'ai eu un retour sur une autre offre, un poste extraordinaire à la SACEM. J'étais convoquée pour un entretien. J'étais ravie jusqu'à ce que mon interlocutrice m'annonce qu'il y aurait trois tests et un entretien individuel.
SUPER ! 
Mon entretien avait lieu 48 heures après, donc j'ai commencé à m'entraîner le soir même à faire ces fichus tests de logiques. Ça m'avait coûté un poste d'Attachée de Presse la première fois, je n'avais pas envie que ça recommence.

Le jour de l'entretien, j'étais détendue. Le quartier n'était pas le même, je me suis dit que c'était peut-être bon signe. Nous étions 3, j'ai paniqué.
A la fin, chacune notre tour nous avons rencontré la chargée de recrutement du cabinet. Et tout s'est bien passé. Période de fêtes oblige, la réponse ne serait donnée que début janvier.

J'ai terminé mes courses de Noël et je suis rentrée chez moi. 

Noël est passé, et entre Noël et le jour de l'an, je lis sur Facebook que les candidats recalés avaient reçu un mail. Moi rien. J'y ai vu encore un autre signe. 

Et puis, j'ai vu d'autres annonces super, auxquelles j'ai postulé, et ai repensé à cette fameuse annonce en synchro. En farfouillant dans ma mémoire, je me suis rappelée que j'avais un "bon" contact dans cette boîte (j'écris ça comme ça parce que ce contact et moi, nous nous connaissons par mail uniquement, on échangeait beaucoup via les briefs que je transférais quand j'étais encore au Burex). Je lui ai écrit et quelques heures plus tard, il me répond une première fois  
"j'ai fait suivre directement ta candidature, j'espère que tu auras un retour". 
Je l'ai remercié et ai tenté de penser à autre chose. 

Depuis, les choses se sont accélérées.

De toutes ces candidatures, je reçois un retour négatif sur l'une. Et encore un. Quelques jours plus tard, re un message suite à l'une de ces candidatures (une où j'avais été recalée), me proposant un entretien début janvier. Banco.
Une candidature pour rejoindre un programme me donne droit à un entretien début janvier. Re-banco.

Le premier lundi de janvier, la SACEM m'appelle. Encore un coup, mon test psychologie-logique ne colle pas avec ce qu'ils recherchent. Et bizarrement, ça ne me fait rien.
Deux heures avant, nous étions sur le chemin de l'ostéo pour chéri, je lui parle de mes candidatures en cours et lui dit que pour l'une d'elle, je m'étais renseignée auprès d'un autre contact et que j'aurais certainement des nouvelles dans la journée. A peine ma phrase finie, notification de mail sur mon téléphone : proposition d'entretien suite à ma candidature. Wow. 
Et plus tard cette même semaine, appel suite à une candidature. J'avais été boulée la première fois, on me proposait un entretien pour la nouvelle.

La semaine dernière, dite semaine marathon, j'ai donc rencontré l'équipe du programme Étincelles. J'ai été reçue, et ai finalement décliné. Après mure réflexion, j'ai réalisé que mes envies de digital n'était pas les mêmes que ce digital qu'ils proposent. Sinon, je serais en train de faire du SI au Bureau Export. ;-)
Ça, c'était le mardi. 

Le mercredi, en début d'après-midi, j'avais un rendez-vous pour un poste de Community Manager. Une création de poste. J'en suis sortie ratatinée et boostée. Boîte super, poste super, si j'ai ce poste, je suis joie. Je devais avoir un retour cette semaine, à ma relance, ils m'ont répondue qu'ils étaient encore en pleine réflexion. 
Le mercredi, en fin d'après-midi, j'avais un rendez-vous pour un poste d'Assistante / Chef de produit chez un éditeur. Un poste qui m'a vraiment l'air super et qui en plus me rappelle beaucoup de souvenirs puisque les bureaux sont voisins des anciens bureaux de la Fondation Napoléon, là où j'ai fait mon tout premier stage ! Je suis sortie de là encore plus ratatinée, et complètement laminée.
Pendant tout mon trajet retour, j'étais incapable de me positionner. Le premier ou le second, si je devais avoir le choix, que choisirais-je ? 

Le jeudi après-midi, j'avais un rendez-vous pour un poste d'hôtesse chez Winamax. Je les cite car cet entretien, même s'il n'a pas abouti, m'a énormément apporté. 
La DRH voulait me rencontrer parce que j'avais montré énormément de motivation lors de ma candidature, j'avais relancé, j'avais négocié, j'avais bluffé. Elle m'a dit que même si j'étais certainement la personne qu'il leur fallait, elle ne donnerait pas suite parce qu'elle avait peur que je m'ennuie et que je les lâche un mois après. Et tout naturellement, une session critique du CV s'est mise en place. Le genre de prestation qu'on aimerait avoir chez Paul-qui-n'emploie-pas. 
Et ça été super. D'autant plus que c'était la première fois que j'avais un rendez-vous hors secteur musical, et que je pouvais me rendre compte de ce qui était compris et ce qui ne l'était pas à la lecture de mon CV. J'ai pris note de tout cela et j'ai été encore plus boostée. 

Entre temps, j'avais renvoyé un message à mon contact synchro. Il m'a confirmé que mon CV était bien sur le bureau de ... et il m'a dit le nom. J'ai donc envoyé un message à cette personne pour savoir.
Il m'a répondu assez vite et m'a dit qu'il était en train d'étudier les CV, retour sous deux semaines. 
Ce soir vendredi, je me dis que ça fait déjà une semaine et m'attends à une nouvelle grosse semaine à partir de lundi.

En effet, je pense avoir les retours sur mes deux entretiens à partir de lundi.
J'ai une autre grosse candidature qui est en cours au CNV, et la personne qui recrute m'a d'ores et déjà répondu  
"Nous venons tout juste d’ouvrir l’appel à candidatures. Je ne manquerai pas de revenir vers vous au plus tard la dernière semaine de janvier.", 
lundi, nous serons l'avant-dernière semaine de janvier... Le contrat devant commencer en février, c'est jouable...
Et puis, ce poste en synchro... Ses mots exacts étaient  
"Je devrais y voir plus clair d’ici 15 jours.", 
parions sur une incertitude temporelle qui réduira 15 à 10 et donc à milieu de semaine prochaine, soit mercredi...

La dernière fois que j'ai bluffé comme ça, c'était lors du recrutement Winamax. La DRH m'a dit
"c'est pas possible, elle doit jouer au poker !"
Comment dire... 

On a tenté de m'expliquer un jour...



 

jeudi 15 octobre 2015

Quoi de neuf docteur

Mon dernier billet date d'il y a presque un mois et m'a permis de faire un petit bilan sur ma situation.

Où en sommes nous aujourd'hui, jeudi 15 octobre ?

Une de mes candidatures spontanées n'a rien donné. Finalement, il n'y avait pas de budget. Tant pis. 
J'en suis un peu triste parce qu'il y aurait eu beaucoup à faire, la boîte étant assez jeune. Mais il vaut mieux que les dirigeants se rendent compte tout de suite qu'ils n'ont pas le budget nécessaire pour ce développer plutôt que trop tard. En tout cas, je leur souhaite quand même une belle continuation, et ne leur tiens pas rigueur. 

Une autre est encore sans suite. Je sais que la personne s'en va, mais le recrutement a commencé sans avoir trop commencé. Pour le moment, les profils sont à l'étude. Bien sûr, si j'ai un entretien pour ce poste, ce sera un des plus beaux jours de ma vie, mais si je n'en ai pas, je n'en ferais pas un drame non plus. Car après tout, ça libèrera une autre place, dans une autre boîte.

Une troisième candidature spontanée m'a permis un nouvel entretien. Très bonne boîte et poste en or. Pour le moment, les dirigeants, qui savent qu'ils ont besoin de quelqu'un, ne savent pas encore comment recruter. Du moins, dans quelle mesure. Techniquement, le poste manquant est pour devenir un binôme. Et la deuxième personne du binôme, donc celle en poste, va bientôt commencer à compter les jours avant son départ en congé maternité (il est interdit d'accoucher le 23 octobre, la date est déjà complète pour cause de nièce d'amour). Donc les besoins sont là, reste à savoir maintenant quand ils seront comblés !

Et enfin, deuxième round pour un poste à Issy-les-Moulineaux. Si ça marche pour moi, la mission commence le lundi 26 octobre. Donc presque après demain.... 


Je vous avouerais que j'ai un peu du mal à y croire, mais quand même.
Sur ce, il faut que je finisse de préparer mon entretien de demain, et que je commence à réfléchir à ma dédicace pour la carte d'anniversaire de Nièce d'Amour, déjà un an.  


 

mardi 22 septembre 2015

Tiens bon la barre

La dernière fois où j'ai été au chômage, (appelons les choses par leurs noms, ça permet d'avoir moins mal qu'ils disent tous), ce fût assez désastreux, parce que long. Un peu trop long.
Heureusement, j'avais tous mes petits rockeurs d'amour pour m'occuper l'esprit et remplir mon CV.

L'histoire d'amour qui nous liait Francodiff et moi s'est achevée en juin. J'avais écrit un super billet là-dessus et l'ai finalement désactivé. En effet, la dernière fois où je m'étais vraiment livrée sur ce blog, un rockeur espion a vu l'article et m'a tiré les oreilles. Une histoire de jalousie où je disais (en français pourtant, il avait même pris le temps de traduire, le bougre !!) de vilains mots. Bref. Ne voulant pas revivre, ou risquer de revivre ça, en pleine période de recherche d'emploi, je l'ai désactivé. Mais pas supprimé, comme ça, peut-être qu'un jour, je le remettrais en ligne.

Bref. Juin. Aujourd'hui, on est le 20 septembre. Soit 3 mois. 
Ne souhaitant pas re-subir ce que j'ai subit lors de mon premier chômage, je me suis mis un coup de pied au derrière. Pendant la première semaine qui a suivi mon départ, je n'ai rien fait. J'ai regardé plein de téléfilms sur M6 et TF1, plein de replay, c'était cool. Et puis, j'ai trouvé le temps long. Alors j'ai creusé LinkedIn, et j'y ai passé une semaine complète. Une semaine à ajouter les gens avec qui j'étais plus ou moins en contact pendant ces deux ans, à regarder les profils des personnes occupant les postes que je vise, à reformuler mon profil.

La troisième semaine, ou avant, je ne sais plus, j'ai poussé la porte du Service Emploi de Suresnes. Je me suis dit "Je suis désespérée, le monde m'en veut, je n'y arriverais jamais, j'ai besoin d'aide". C'était une première pour moi, reconnaître que j'avais besoin d'aide.

J'ai donc passé la porte afin d'obtenir des renseignements. Comme il n'y avait pas grand monde à ce moment-là, j'ai été prise en rendez-vous tout de suite pour faire le point : type de contrat, formation, expériences, envies de nouveau job, démarches, recherches, aides de Pôle Emploi. 
A ce moment-là, j'ai réalisé que côté Pôle Emploi, mon inscription était bouclée, mon ouverture de droits faite, et puis point barre. Pas de rendez-vous de suivi, de proposition de formation, rien. Normal.
On a donc fait le point pendant une heure, je suis sortie lessivée, mais rassurée. Et avec une date de rendez-vous et des devoirs à faire. 

Un rendez-vous par semaine pendant un peu plus qu'un mois. 
A chaque fois, un petit point sur les candidatures et un petit travail sur le CV, sur les réalisations, sur les mots clés à placer là où il faut quand il faut. 
Depuis, c'est comme si il était plus simple pour moi de candidater, presque toutes mes candidatures débouchent sur un entretien, ce qui, par rapport au reste des chercheurs d'emploi est plutôt plus que bien. Et puis, c'est aussi comme si, maintenant que je suis plus sereine, il y avait plus d'offres d'emploi intéressantes et abordables que la première fois où j'y ai été confrontée. 

Depuis juin, j'ai eu des supers entretiens, que ce soit chez Wagram, Musicast, ou encore Turner x2. 
Bon. Aucun n'a débouché parce qu'il y a toujours eu plus expérimenté que moi.
Et puis bon. Ok, ça été un méga choc à chaque fois qu'on m'a dit non, mais je vais mieux. J'ai appris à relativiser.

Depuis juin, mon réseau a meilleur mine et ça c'est super cool.
En effet, depuis juin, quand une porte se ferme suite à un entretien ou une candidature, une autre s'ouvre via mon réseau. J'ai commencé à me présenter à droite à gauche, j'ai rencontré certains pros juste comme ça, et d'autres, que je ne connais que par mail (et encore, pour certains, le nombre de mails était super limité...) m'ont dit "y a machin qui quitte son poste, ils sont en train de chercher un remplaçant", ou encore "ton cv est intéressant, je te tiens au courant. on peut se rencontrer la semaine prochaine si tu le souhaites". 
Deux messages qui m'ont reboostée à 300%. 

Depuis juin, je ne compte plus les messages envoyés à mes anciens collègues pour des demandes de recommandations. Si je devais payer un verre à chaque recommandation demandée, je serais ruinée. Comme je m'en doutais quand j'ai commencé à les demander, j'ai dit à ces collègues que la recommandation qui me donnerait mon prochain job sera récompensée par un premier verre. 

Premier verre, parce que chaque offre à laquelle j'ai postulé est une offre de la mort qui tue. Soit avec dès le début des missions de la mort qui tue, soit avec des missions plus soft mais avec une possibilité d'évolution rapide. 

Alors, croyez moi que le jour où je signe, c'est tournée générale, et y en aura une autre à la fin de ma période d'essai. 
Pour ces deux tournées, je prévois doliprane et remède contre la gueule de bois. 

En attendant, j'ai un autre rendez-vous au Service Emploi dans moins d'une heure, et j'attends les retours pour ces deux pistes réseaux. 
Et comme le dit le site Remède de Grands-Mères afin d'être plus sereine et de mettre toutes les chances de mon côté, je vais sourire toute la journée. Et je vais me redire que je suis parfaite pour ce rôle à chaque nouvelle candidature.






 

dimanche 22 février 2015

JFX un jour, JFX toujours

Ces derniers jours, on a bossé pas mal de très bons titres au boulot, et j'ai découvert de très très bonnes choses.
Nouveaux albums en mains, j'ai eu envie de faire un peu de tri dans mon iPod pour mettre de nouveaux titres.

Et puis, alors que les titres défilaient sous mes yeux, je me suis demandé quel était mon top 10 des titres les plus écoutés.

Voici :

10. Brid og ni mhaille, The Corrs. 43 écoutes entre le 12/07/2010 et le 22/10/2014
9. Goodbye Godric, True Blood OST. 44 écoutes entre le 06/01/2011 et le 31/10/2014
8. Like a prayer, repris par Glee. 45 écoutes entre le 21/04/2011 et le 02/10/2014
7. Get me through December, Alison Krauss. 47 écoutes entre le 19/04/2010 et le 02/04/2014
6. Misirlou, Sirba Octet & Isabelle George. 48 écoutes entre le 15/11/2010 et le 31/12/2014
5. Where is my mind, repris par Yoav et Emily Browning, SukerPunch OST. 49 écoutes entre le 07/01/2012 et le 10/02/2015
4. BB Guns and dirtbikes, The White Buffalo. 52 écoutes entre le 27/05/2012 et le 01/01/2015

3. You win or you die, Game of Thrones OST. 52 écoutes entre le 28/04/2012 et le 13/11/2014

2. Andante du Concerto pour piano n°21 de Mozart. 53 écoutes entre le 04/08/2012 et le 14/01/2015

1. The Wedding, Hint vs EZ3kiel. 53 écoutes entre le 22/04/2010 et le 25/11/2014.


Je me pensais plus corporate que ça, et puis non. Premier titre classé côté TRACK1Music, c'est She de Josh Beech and the Johns, avec 31 écoutes entre le 23/02/2011 et le 03/12/2014 (qui est ex-aequo avec Served Cold et Cha Cha Bang de Van Susans).

Comme quoi, une fois que tu as été marquée par Jarring Effects, après c'est à vie.
On dit scout un jour, scout toujours, là c'est pareil.





 

samedi 14 février 2015

FAUVE ≠ LES HAUTES LUMIÈRES

Fauve, c'est vraiment pas mon truc. 
Je crois qu'à peu près tout m'insupporte dans ce groupe.

Et puis. J'ai écouté les Hautes Lumières pour le boulot, parce qu'on le proposera aux radios internationales d'ici quelques jours. Et j'ai craqué.

Ce titre est super.

Mais bon, je vous rassure. A part ce titre, j'aime toujours pas Fauve. Faut pas déconner non plus.





 

mercredi 7 janvier 2015

Agnes Obel


Rien de plus beau que la musique d'Agnes Obel.

La journée a été difficile.
Et alors que les infos passent à la télé, je me souviens qu'on aurait pu, pour le boulot, aller s'installer pas très loin de Charlie Hebdo, boulevard Richard Lenoir.


 

mardi 30 décembre 2014

Bang bang - she shot me down

Tous les mois, c'est la même chose au boulot. La course au number one.
Pendant une dizaine de jours, on estime, on prend les paris, on pleure.
Tous les mois, pendant dix jours, on saisi, grâce à notre ami Excel, 100 palmarès pour savoir qui est l'artiste francophone le plus diffusé à l'international.

Avant le déménagement, on était un petit pôle informatique fort compétent et fort rigolo, qui était aussi hype que The It-Crowd et qui n'avait même pas honte de chanter Maître Gims by heart.

Et, en tant qu'employées modèles que nous sommes Maëlle et moi, il n'était pas rare que notre saisie nous mène à YouTube pour découvrir les artistes locaux méga successful qu'il nous fallait intégrer au document.

C'était cool, et c'était avant la séparation du petit pôle informatique et l'arrivée de Kendji.
Avant Kendji, y avait David. Et grâce à David, j'ai redécouvert Nancy.

Ca fait longtemps que je n'ai pas fait de bilan (fin de l'année oblige), et je ne sais pas ce que je pourrais retirer de cette année 2014. Mais en tout cas, si je devais retenir une chanson de tout ce que j'ai pu (ou du) écouter cette année, et bien ce sera celle-là.


She shot me down (bang bang) - by Nancy Sinatra
 

vendredi 19 décembre 2014

Nolwenn Leroy & Bruno Coulais - The song of the sea

I worked on the french version of this song yesterday.
I love celtic music, and so, I decided to listen to the entire album (soundtrack of the movie The Song of the Sea), and the music is beautiful.
This song is magic. And usual, I'm not a fan of what Nolwenn Leroy sings.
Enjoy the song.



 

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