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mercredi 13 janvier 2021

Attendre...

Battleme - Time

Attendre.
Attendre un appel.
Attendre des réponses.
Attendre de guérir complètement.
Attendre que les gens soient moins cons.

 

 

jeudi 11 avril 2013

2013, 27 ans, 0 contrat

J'ai déserté. 
Oui, je sais, c'est mal. 

Mais, depuis le 24 février (tout de même), j'ai pas mal été occupée avec TRACK1Music France. J'avais un premier concert le 4 avril et un prochain mi-mai. Pour le premier, beaucoup de promo de dernière minute, et beaucoup de belles opportunités qui ont fait que j'ai moins écrit.
Dommage me direz vous parce que j'avais quelques idées pour vous, notamment une sur l'idée folle de vouloir travailler dans la musique.
Je voulais aussi vous parler de management et d'adaptabilité, mais ma plume hésite...


Il y a quelques temps, j'ai eu l'occasion d'aller boire quelques bières avec des amis. En arrivant là-bas, j'ai réalisé à quel point ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé de les retrouver, ces jeunes qui parlent peinture, art, musique et subventions. Et à quel point cela pouvait me manquer de retrouver des amis juste parce que j'en avais envie.
Au cours de la soirée, j'ai longuement discuté avec l'un d'entre eux, musicien, anciennement chômeur longue durée. Je l'ai félicité avec un pincement au coeur. Je sais qu'il a longtemps galéré et savoir qu'il a pu trouver quelque chose dans son secteur me fait plaisir pour lui. Je me dit que je serais la prochaine. 
On a donc eu l'occasion de parler de cette idée folle de vouloir travailler dans la musique en 2013. Avant, tout le monde, aussi bien les labels, que les groupes, que le public, faisait ça par plaisir, par envie de partager un son avec d'autres personnes. Aujourd'hui, on vous vend un disque d'un chanteur lambda sans voix, qui plus est éphémère. Et on vous le vend comme un litre de lait. Et s'il ne vend pas assez de briques, on le jette, et on en prend un autre. Super.

Jusqu'à présent, j'ai toujours été chez des indépendants en galère de budget. Certes, certaines actions étaient limitées, mais pour rien au monde je ne changerais ces expériences. 
Les labels chez qui j'ai pu travailler étaient soutenues à fond par leurs publics, et c'était merveilleux. Ils produisaient les artistes qu'ils aimaient, et les artistes composaient les sons qu'ils aimaient. 

Hier, je suis descendue à Aix les Bains pour un entretien. J'ai vécu un certain retour en arrière, je me revoyais arrivant à mon entretien de stage de fin d'étude, un peu timide, un peu apeurée, me demandant où j'étais tombée. Une équipe qui au bout de 5minutes m'a fait oublié mes craintes et m'a regardée fixement en me disant "il faut que tu gères tel dossier, vas-y !". Une équipe passionnée qui se bat pour qu'on entende ses idées, qu'on comprenne ses idées, qu'on l'accompagne. Une équipe engagée qui veut revenir à la source : produire ce qu'on aime et laisser le groupe libre de produire le son qu'il veut !
Cet entretien, je l'ai très bien senti. Le problème, me direz vous, c'est que ce n'est pas moi qui décide. L'équipe que j'ai rencontré m'a convaincue, j'adorerais travailler avec eux, mais moi, les ai-je convaincu ?

Je l'espère.

Je l'espère parce que je m'étais posée un objectif, que personne ne sait. 
Je cherche dans le secteur musical jusqu'à mes 27 ans. Si passé mon anniversaire, je n'ai toujours pas de contrat ou de promesse d'embauche, je laisse tomber et pense à une reconversion. 
Demain, ça fera une semaine que j'ai 27 ans. La réponse de cet entretien doit tomber d'ici une petite semaine. Et croyez moi, j'ai un peu peur.
Peur de voir ma reconversion comme un échec, comme une arnaque. 

Je passe mon temps à aider et soutenir les autres et leurs projets. En retour, rien. 
J'en ai écouté des problèmes, secoué des amis qui doutaient et voulaient laisser tomber. En retour, rien. Même pas un merci. 

Ces derniers jours, deux groupes m'ont contacté parce qu'ils veulent travailler avec moi, parce qu'un autre artiste ou un collaborateur m'a recommandée. 
Ces derniers jours, je me suis mise à rêver en lisant certaines offres d'emploi, et pleurer en voyant les conditions à remplir. Car oui, depuis quelques temps, ma recherche d'emploi me fait pleurer. Parce que je ne sais pas quand un recruteur sera convaincu, ou quand un recruteur acceptera de me donner une chance pour que je puisse lui montrer de quoi je suis capable. 

Je m'excuse pour ce billet larmoyant qui ne ressemble en rien au brouillon auquel j'avais pensé, et qui ne parle même pas de management ou d'adaptabilité... Demain, promis !

lundi 17 décembre 2012

Ma première fois, non, mes premières fois.

J'ai fini mes études une première fois en 2007. 
Optimiste, je me voyais trouver un travail tout de suite. Après tout, diplômée à 21 ans d'un Master 2 certifié Niveau 1 avec Mention Très Bien. Le top du méga top.

Que nenni. J'ai du pointé à Pôle Emploi quelques semaines plus tard. Pas de ma propre volonté, je l'admets, mais j'y suis allée quand même. 

Ce jour-là, j'étais hypra motivée et j'avais tous les papiers qu'il fallait (qui, finalement, ne seront pas utilisés, puisqu'on m'a demandé les pièces originales pour faire des copies. A quoi bon faire les copies exigées dans ce cas ?). Extrait.

Après lecture de mon CV, la jeune femme qui me reçoit me demande, en souriant, "Que puis-je pour vous ? Car vous savez, vous avez trop de diplômes pour que Pôle Emploi vous soit utile." A cela, une seule envie, répondre "Bienvenue"
J'ai été honnête dans ma réponse. Je lui ai dit que j'étais consciente de ma sur-qualification (avec juste un Master 2, quid des Doctorat & co ?), mais que surtout, étant affiliée à une certaine mutuelle j'avais besoin d'un document attestant mon statut de demandeur d'emploi. Document demandé par ma mutuelle, la fameuse carte Pôle Emploi. Sans quoi, plus de mutuelle, et traitement médical assez lourd à assurer de ma poche. Sans emploi et sans salaire, ça fait un peu mal... Bref. 
Réponse de l'intéressée "Ah mais vous savez, ce n'est pas une raison valable pour s'inscrire"... Envie de répondre "ben....d'un autre côté, tu viens de me dire que m'inscrire n'est pas très utile vu mon Master 2"... Dans mon souvenir, j'ai du lui répondre qu'elle avait raison. 

Suite. "Expliquez moi votre parcours"
Ayant un diplôme obscur (Master 2 de Médiation Culturelle avec Titre d'Administrateur de Projets en Médiation Culturelle...) j'ai fait en sorte de n'utiliser que des mots simples, rien de spécifique au secteur, si je n'en avais pas le choix, j'expliquais. 20 bonnes minutes de parlotte, je la vois prendre des notes plus ou moins inutiles (soit, l'intitulé des catégories importantes de mon CV qui ressortent déjà) et surtout, aucune question. 
Etrange.
Serais-je tombée sur la perle qui connaît mon secteur et donc banco ça va être facile et sympa de venir ici une fois par mois ? #suspens

Toujours pas de question, la jeune femme conclut l'entretien, je me rhabille, elle me raccompagne.
Au moment de l'ultime parole, la voilà qui ose une question.
"Je voulais vous demander, mais n'ai pas osé, mais vous avez utilisé plusieurs fois le terme musiques actuelles. Qu'est-ce que cela signifie exactement ?" "bienvenue ?"

Avant de partir, je lui ai donc expliqué le terme : musiques comme la musique, actuelles comme actuelle. Une fois sortie, je me suis presque écroulée. Je suis formée et je travaille dans les musiques actuelles, la jeune femme m'a fait oui-oui de la tête pendant tout le rendez-vous façon "je comprends, c'est intéressant, blablabla" pour quoi ? Rien du tout. Elle ne connaît pas le secteur et ne m'a pas interrompue pour savoir et donc faire son travail. 

Depuis, j'ai eu 3 ou 4 conseillers, je n'ai plus utilisé le terme Musiques Actuelles, juste Musique. Ou pire, juste "Communication", parce que bon, mon vrai travail c'est pas Administrateur de Projets en Médiation Culturelle, c'est Chargée de Communication.
Mais ce sera un prochain épisode.

Avant, je vous raconterais un entretien où on m'a reproché de connaître le secteur dans lequel je voulais trouver une place, le jour où on m'a dit que même si j'avais l'air vraiment bien ben je n'avais pas assez d'expérience, le jour où on m'a dit "ah non mais nous on n'utilise pas ce genre de contrat". Et comme il faut aussi du positif, je vous parlerais de moi, mes passions, mes défis, et de comment Pôle Emploi a renforcé ma personnalité et m'a permis de devenir patiente !

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