Ça va mieux. Un peu mieux.
Samedi soir, plusieurs copains, qui avaient eu envie d'aller au concert des EODM la veille, avaient envie de se réunir dans un bar pour boire des coups, pour se dire "Hey les mecs, on est en vie". Du coup, on a passé la soirée là-bas.
Certains parlaient des attentats, d'autres ne voulaient pas, on essayait de réaliser un peu, on avait tous ce petit goût amer en bouche.
Sur le chemin du retour, je me suis écroulée. Je pensais que j'allais être malade à cause d'un shot franchement dégueux et non. Je suis tombée en larmes et en colère.
En colère contre la situation, contre les attentats, contre l'attaque faite à la famille musicale, à la famille française, contre mon chômage, contre tout.
Le retour en voiture fut horrible car j'ai tout déballé, ma peur du lendemain, ma peur de l'inconnu, le sentiment de décevoir chaque personne autour de moi à cause de mon chômage. Mon copain n'a pas trop digéré et m'en a un peu voulu.
Le lendemain, j'étais malade, rétablie vers 18/19 heures.
Mais toujours avec ce goût en bouche.
Lundi, alors que je devais reprendre mes recherches, je n'ai pas voulu y penser.
Hier matin, mardi, j'avais un nouvel atelier auprès du Service Emploi de Suresnes. J'y suis allée en me disant que ça me changerait les idées, et qu'après tout irait mieux.
Lundi, alors que je devais reprendre mes recherches, je n'ai pas voulu y penser.
Hier matin, mardi, j'avais un nouvel atelier auprès du Service Emploi de Suresnes. J'y suis allée en me disant que ça me changerait les idées, et qu'après tout irait mieux.
Quand nous avons fait le tour de table pour se présenter, je sentais mon cœur se serré. Quand ce fut mon tour et que j'ai dit "je travaille dans le secteur musical", j'ai senti les larmes monter et entendu ma voix qui n'était pas complètement assurée...
Hier après-midi, j'ai envoyé un message à mes contacts chez Universal, chez Alias, au Théâtre de Suresnes. Mais étais presque incapable d'envoyer une candidature.
Une offre au ton décalé, et qui demandait une candidature décalée m'a permis de me changer un peu les idées. J'ai tenu bon pendant les trois quarts de ma lettre, mais le sérieux voulait reprendre le dessus, comme si il était encore interdit de se remettre à rire.
Une offre au ton décalé, et qui demandait une candidature décalée m'a permis de me changer un peu les idées. J'ai tenu bon pendant les trois quarts de ma lettre, mais le sérieux voulait reprendre le dessus, comme si il était encore interdit de se remettre à rire.
Ce matin, le moral est revenu, un peu.
Il faut dire, en l'espace d'une heure, j'ai eu un appel et deux retours sur relances qui disaient
Il faut dire, en l'espace d'une heure, j'ai eu un appel et deux retours sur relances qui disaient
- super profil mais arrivé trop tard
- profil intéressant mais nous n'avons pas encore commencé l'étude des cv
- profil intéressant, qui ne collera peut-être pas sur telle partie de la mission, mais qui peut coller sur telle autre partie de la mission, on se rencontrera
Et puis, cerise le gâteau, un peu plus tard dans la matinée, j'ai appris quelque chose de complètement incroyable qui m'a reboostée.
Le moral va mieux.
J'espère qu'il le restera et que bientôt on pourra dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
The boxer - by Simon & Garfunkel
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire