Il n'y a pas très longtemps, j'ai eu un entretien très intéressant avec un Monsieur (je tairais son nom et le nom de sa société) qui, à la base, voulait recruter une attachée de presse.
Je n'ai pas eu le poste, mais en échange, j'ai eu beaucoup plus.
Je n'ai pas eu le poste, mais en échange, j'ai eu beaucoup plus.
Une des premières choses qu'il m'a dite concernait mon CV. Selon lui, j'avais une très belle expérience en général, et de bonnes compétences. A cela, il a ajouté qu'il ne comprenait pas pourquoi je n'avais toujours pas d'emploi.
Il m'a fait parlé sur tout, les boîtes où j'ai travaillé, ce que j'y faisais vraiment, combien de temps, ce que j'ai réussi ou pas, les logiciels que j'utilisais. Je suis ressortie complètement vannée.
Vannée et avec des devoirs d'école à faire.
En effet, ce Monsieur m'a proposé un partenariat entre sa société (enfin, son asso, parce que sa société est une asso) et TRACK1Music France (mon bébé à moi, que je vous décrirais dans un prochain billet). Mais avant de convenir de ce partenariat, il m'a demandé de faire un diagnostic de ma boîte à moi et surtout de moi, Flore D.
Vannée et avec des devoirs d'école à faire.
En effet, ce Monsieur m'a proposé un partenariat entre sa société (enfin, son asso, parce que sa société est une asso) et TRACK1Music France (mon bébé à moi, que je vous décrirais dans un prochain billet). Mais avant de convenir de ce partenariat, il m'a demandé de faire un diagnostic de ma boîte à moi et surtout de moi, Flore D.
La dernière fois que j'ai fait un diagnostique de société, c'était à la Fac, un cas pratique pour mon cours de Marketing (de Monsieur de Souza, un Monsieur vraiment chouette), on était en équipe de 4 et ça m'avait paru hyper simple. Oui mais. Toute seule, face aux réalités de ton entreprise auto-entrepreneur, avec ces réussites que tu chéris et ces échecs que tu veux cacher des yeux du monde, c'est moins évident.
J'y ai passé beaucoup de temps et selon moi, il y a encore des points à redétailler....
J'y ai passé beaucoup de temps et selon moi, il y a encore des points à redétailler....
Il en découle ceci.
Parmi mes forces, un de mes défauts.
Parmi mes forces, un de mes défauts.
Difficile à accepter.
Et puis, au fil de mes rencontres, on m'a dit que c'était une force, depuis, j'apprends à l'utiliser à bon escient. J'ai nommé mon entêtement, aka ma détermination.
Lorsque je veux obtenir quelque chose, un résultat, gain de cause ou autre, je me bats. Et croyez moi, ça peut aller loin.
Par exemple, ces derniers mois, j'ai été en conflit avec mon opérateur téléphonique.
Problème pour eux, j'ai quelques années de droit derrière moi et donc je sais garder des preuves et quel type de preuves. Grâce à un de mes collaborateurs, j'ai appris à dire non et à le dire fermement pour être respectée. Et, à force d'entendre mon père négocier tout le temps, j'ai appris à négocier ! Résultat, gain de cause pour moi.
La première bataille remonte à quelques années.
J'étais animatrice chez les Scouts et Guides de France (la première école de Management de France, des anecdotes apparaîtront peut-être dans un prochain billet) et nous avions passé plusieurs jours avec une de mes co-animatrices à concocter notre carnet de chants pour la semaine de camp d'été. Nos délais étaient parfaitement respectés (ce qui est malheureusement rare...) et à J-10 nos carnets de chants devaient être prêts chez un imprimeur.
Quelques jours avant, nous avions passé des heures avec lui à lui expliquer le nombre d'exemplaires, le format, la coupe, la reliure. Selon lui, pas de problème, "revenez dans 48h, ils seront prêts".
Au jour dit, je viens, rien était fait. Il a tenté une excuse, je lui ai dit que ce qu'il me disait là n'était pas ce qu'il avait dit 48h avant. Il a essayé autre chose, et monumentale erreur a voulu me dire que moi, cliente, j'étais en tord.
Heureusement pour moi, quelques clients étaient dans la boutique et ont eu le plaisir d'entendre ce que j'avais à dire. Ce monsieur a fini par reconnaître ses tords, et a finalement offert l'impression de 10 carnets (nous en avions environ 35 à faire cette année-là). Coupe et reliure ont, quand à elles, occupé une ou deux de mes après-midis (35 carnets de 30 pages chacun).
L'été dernier, la boutique a finalement fermé. A-t-il perdu des clients depuis cet incident ? En tout cas nous, l'année suivante, sommes allés voir ailleurs !
L'été dernier, la boutique a finalement fermé. A-t-il perdu des clients depuis cet incident ? En tout cas nous, l'année suivante, sommes allés voir ailleurs !
Depuis toujours, mes parents me répètent que tout ne tombe pas tout cuit du ciel. Qu'il faut savoir se démener pour obtenir ce que l'on veut.
J'ai mis du temps à m'en rendre compte, mais cette ténacité m'a beaucoup apportée.
Grâce à elle, j'ai rétabli tous les problèmes qui s'accumulaient pour un concert Zizic Maestro, du casting des musiciens à refaire, aux grosses percussions à trouver à H-48. Tout s'accumulait, dès qu'un problème était résolu, un autre apparaissait. Je voyais tout cela, ai paniqué un instant et me suis ressaisie. Je savais au fond de moi que je pouvais m'en sortir. L'adrénaline n'a cessé de monter tout au long de la préparation, et tout fut réglé : casting parfait, percussions présentes et à moindre coût, stockage sécurisé, et public dans la salle. Un vrai régal.
Elle m'a aussi permis une belle collaboration.
Octobre 2010, mon collaborateur TRACK1Music me propose un nouvel artiste, Josh Beech. Je lui dit rapidement d'accord, et je trouve dans la foulée un concert parisien pour lui, le 10 Décembre 2010 dans une salle dont je tairais le nom. Mon interlocuteur est ultra motivé, tout se passe à merveille, jusqu'à environ deux semaines avant le concert. En effet, il m'annonce qu'il quitte la salle pour des différents professionnels et me donne les contacts de son remplaçant.
Octobre 2010, mon collaborateur TRACK1Music me propose un nouvel artiste, Josh Beech. Je lui dit rapidement d'accord, et je trouve dans la foulée un concert parisien pour lui, le 10 Décembre 2010 dans une salle dont je tairais le nom. Mon interlocuteur est ultra motivé, tout se passe à merveille, jusqu'à environ deux semaines avant le concert. En effet, il m'annonce qu'il quitte la salle pour des différents professionnels et me donne les contacts de son remplaçant.
Premier réflexe, appeler le nouveau pour reconfirmer date, fiche technique, catering, affiche, tout. Premier appel, répondeur, pas de nouvelles. Deuxième appel, ça ne lui dit pas grand chose. Il regarde, ah oui. Il confirme l'artiste, mais ni l'affiche ni la fiche technique, parce que la technique il n'y connait rien. Je me demande s'il sait ce qu'est une batterie.... Moi, de mon côté, je panique un peu.
Deuxième réflexe, j'appelle mon ancien interlocuteur, lui demandant s'il a encore des contacts avec la salle, s'il peut m'aider. Il me dit qu'il vaut mieux que j'annule parce qu'avec la nouvelle équipe, je cours à l'échec. Il me propose sa salle, le même soir, avec en prime, visuel et première partie par l'artiste auquel il pensait depuis le début quand on a conclus le concert.
La date approche, il me faut une décision. De Paris, j'appelle Londres pour expliquer la situation au manager de Josh. Il réfléchit et accepte de changer. De Paris, j'appelle Paris qui me confirme dans les 24h, la date, l'heure, le lieu, les deux parties, et le visuel. On est à 4 jours du concert ce soir-là.
Le lendemain, première grosse neige de l'hiver 2010. Le matin du concert, je loupe mon train pour Roissy, cours dans l'aéroport, les trouve 30 minutes plus tard. Le soir, la salle est pleine, premier concert pour Josh, une réussite.
Le manager était soucieux lors de nos échanges pré-concert, depuis, il sait qu'il peut tout me demander, j'aurais une solution !
Des compétences, j'en ai d'autres. Par exemple, je suis débrouillarde. Très débrouillarde.
Ça remonte sans doute à mes années lycée.
Une année, j'ai travaillé le temps des fêtes de fin d'années chez Nicolas.
Ça remonte sans doute à mes années lycée.
Une année, j'ai travaillé le temps des fêtes de fin d'années chez Nicolas.
Enfin, travailler.... J'étais là pour faire les paquets cadeaux.
Mon espace de travail était d'environ un mètre carré, sur lequel on trouvait une pile de bouteilles/cartons/boîtes et autres à emballer, coudes des clients qui s'appuient pour vous regarder travailler, boîtes d'autocollants, et autres objets. Bref, espace déjà pas très grand, et encore plus réduit.
Pour info, à l'époque, j'étais épaisse comme une brindille. Et porter une caisse de 6 bouteilles, en bois à bout de main pour calculer la longueur du papier, et l'emballer sous les yeux émerveillés d'une petite mamie qui vous tapote sur le bras pour vous dire bravo... Ben... pas évident.
Pour info, à l'époque, j'étais épaisse comme une brindille. Et porter une caisse de 6 bouteilles, en bois à bout de main pour calculer la longueur du papier, et l'emballer sous les yeux émerveillés d'une petite mamie qui vous tapote sur le bras pour vous dire bravo... Ben... pas évident.
Petite, je faisais pas mal de découpage et collage. Mon meilleur ami était régulièrement le scotch. Il m'a grandement manqué lorsque l'on m'a demandé d'emballer, tel quel, un repose carafe. Comme ça, sans boîte, juste cet objet sur lequel on va mettre la carafe renversée après la vaisselle pour qu'elle s'égoutte. Challenge !
Je l'ai regardé un instant. Et j'ai compris que j'allais devoir appeler ma débrouillardise à la rescousse. Scotch interdit parce que cela ne fait pas pro, j'ai fixé avec une agrafe ou deux. J'étais fière de mon emballage (et ai plus ou moins maudis le petit papi qui remplaçait la mamie, accoudé à mon petit espace et qui finalement, prenait plus de place que moi...)
Ma débrouillardise, je l'utilise aussi pour ces formations que je n'ai pas eu.
Par exemple, ces logiciels indispensable pour les métiers de la communication.
Par exemple, ces logiciels indispensable pour les métiers de la communication.
Un été, la fille d'amis de mes parents se marie. Son frère, un ami d'enfance, propose aux invités de venir avec une photo du couple en voyage. Je ne suis pas invitée, mes parents oui, nous n'avons pas de photo du couple. Idée lumineuse de ma mère "un photomontage".
Depuis, je me suis améliorée. Pas vraiment le choix, je dois souvent faire des affiches pour mes concerts, et je suis la seule de mon équipe à savoir le faire. Je dois juste apprendre à mettre mon nom sur mes créations !
Sauf qu'à l'époque, je ne maitrise pas du tout Photoshop.
J'ai appris en 15 jours : détourer le visage comme-ci, le faire pivoter comme ça, évider le support comme-ci, rotation comme ça. Certes il y avait des calques inutiles mais j'ai bien appris.Depuis, je me suis améliorée. Pas vraiment le choix, je dois souvent faire des affiches pour mes concerts, et je suis la seule de mon équipe à savoir le faire. Je dois juste apprendre à mettre mon nom sur mes créations !
Cette débrouillardise m'a également permis de m'initier à Dreamweaver cet été.
Je n'avais rien de prévu, et plutôt que de rester à ne rien faire devant la télé, je m'y suis mise doucement. Passés deux ou trois jours, j'en voulais encore plus. J'ai fait tous les exercices de mon livre de méthode et voulais recommencer mais en tentant un vrai site à moi. Malheureusement, mes collègues sont revenus avec de bonnes idées et des affiches à faire. La tentative de site sera pour un prochain été. D'ici-là, je souhaite aussi me mettre sérieusement à Illustrator, au cas où !
Enfin, je pourrais vous parler de mes compétences en management, mais... pas ce soir. J'y consacrerais un prochain billet. D'ailleurs, je ne sais pas encore quel sujet choisir pour le prochain. Peut-être l'expérience.
L'expérience me paraît une bonne idée.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire