Here is a new confession. And, unfortunately, I have to tell you that this new confession will be in French...
C'est bien d'avoir des rêves plein la tête, ça permet de s'échapper quelques temps de la réalité.
Ce serait encore mieux s'il existait un guide, ou autre, qui nous dirait quand s'arrêter.
Un jour, j'ai écrit que les rêves, c'était bien, mais que la réalité c'était mieux... Mouais. Ce que j'en dis aujourd'hui, c'est que la réalité, quand elle ne correspond pas au rêve, elle est nulle ! Surtout quand on commence à voir que le rêve peut se réaliser.
Depuis de nombreuses années, j'ai un esprit plus ou moins tordu où le rêve l'emporte, et où du coup, ma réalité est triste.
Depuis de nombreuses années, je m'enferme dans ma coquille sans sentiment, pour être sûre de ne pas souffrir.
Et vous savez quoi ?
Depuis de nombreuses années, la coquille vole en éclats, je m'engouffre dans une impasse indiquée par mon rêve, et je me prends le mur qui est caché au fond.
Je sais qu'il est là le mur, je le connais par cœur. Mais, vu mon degré d'entêtement, je m'engage toujours, et bim.
Depuis hier, je suis émotive comme une femme enceinte, et nauséeuse comme une femme enceinte. Il ne me manque que les envies tordues... Quoi que, après réflexion, j'aimerais bien qu'il neige !
Cela dit, vu que je suis célibataire depuis (ne-précisera-pas-combien-de-temps), je ne risque pas d'être enceinte, à moins d'avoir été touchée par le Saint Esprit !
Bref, je me sens affreusement mal depuis quelques jours, et je me dis que soit j'écris ce que j'ai sur le coeur (et l'estomac pour faire passer cette sensation horrible de nausée) et ça ira mieux (du moins un peu mieux), soit je n'écris pas et ce sera encore pire.
Vous me direz, le mieux serait peut-être aussi de parler aux concerné(e)s. Et là je vous réponds
"Vous êtes malade ou quoi ? Je suis déjà dans un sale pétrin, je ne vais pas en plus tout foutre en l'air avec les concernés non ?!"
Bref. Entrons dans le vif du sujet.
Je disais donc que j'ai un esprit tordu qui s'emballe. Tout à fait.
En fait, je suis extrêmement timide et ne fais jamais le premier pas vers l'autre pour une rencontre. J'y peux rien, ça m'effraie. J'ose pas parce que j'ai peur de me planter. Et je suis sûre que j'ai raté beaucoup de rencontres à cause de ça.
Une fois la rencontre passée (parce que l'autre est venu vers moi), il me faut un petit temps d'adaptation.
Enfin ça dépend. Y en a avec qui ça passe dès le début, d'autres ou ça ne passe pas dès le début, et d'autres où ça va, ça vient.
Si je sens que ça va, je me détends et profite. Je rigole. Si je me mets à trop rigoler ou si je commence à épier, je me pose des questions. Ne jamais s'emballer trop vite.
Avec E., je me suis emballée dès le début.
C'était en 2002, mon année de Terminale. Il m'a fait courir de nombreux kilomètres sans jamais savoir, ou réaliser qu'il comptait plus que ça pour moi.
Il est parti sans donner de nouvelles et j'ai fait mon deuil. Je me remettais de cet échec quand il m'a finalement donné des nouvelles. Il a réouvert cette blessure, et ça n'a jamais changé.
Il part, ne dit rien, envoie une courte réponse, fait comme si de rien était, et je cours à chaque fois.
Je sais que ce sera toujours comme ça avec lui. Malheureusement, je ne sais pas comment m'en défaire.
E. c'était je pense le premier. Depuis cet échec monumental, à chaque fois que j'en rencontre un autre, je préfère vivre la relation dans ma tête, avec un scénario parfait où tout le monde est content.
Je revis la même chose en ce moment. Et ça me fait peur.
Si vous saviez le degré de jalousie que je ressens en ce moment. Ça me fait peur ça aussi.
Et je réalise qu'en fait, ce qui m'effraie le plus c'est de ne pas savoir où aller.
Ne voulant pas me griller ou tout gâcher, la seule idée qui me vient c'est ne rien dire et me tirer ! Courageux non ?
Je suis en train de me prendre la tête sur quelque chose qui n'en vaut pas la peine. Mon esprit et mon imagination s'emballent avec des romances fictives à la con, du coup, je n'arrive plus à me concentrer et à penser à autre chose.
Putain d'imagination de merde !
Allez, demain il fera beau !

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