mardi 22 décembre 2020

Tiens bon la barre

Je suis partie, pour raisons perso et pour envie de neuf, il y a maintenant plus d'un mois, voire un mois et demi.

Tout était nickel, après avoir annoncé mon départ, je tombais sur l'offre de rêve : fiche de poste d'enfer, secteur que je ne connaissais pas, et en plus à deux pas de chez moi.

J'ai envoyé mon CV et tout est allé très vite. En l'espace de 3 semaines, j'avais passé 3 entretiens plus prise de références. Je pouvais enchaîner. Et puis, confinement. Le confinement a obligé l'entreprise à geler les recrutements. Pour combien de temps ? Impossible à dire.

Depuis, j'ai envoyé de nombreuses candidatures et passé d'autres entretiens. Le confinement est "terminé", la situation sanitaire encore moins bonne qu'avant le confinement. Un vrai bonheur.

Le plus dur dans la recherche d'emploi, c'est de garder le moral.

Jusqu'à l'an dernier, j'étais relativement forte. J'arrivais à me dégager l'esprit et mettre de côté quand il le fallait. Avec l'opération de Pluto, j'ai découvert les crises d'angoisse et les crises de panique. Si vous ne connaissez pas, sachez que c'est un vrai bonheur. 

Et parce que cela ne suffisait pas, j'ai perdu toute positivité sur moi-même. Caliméro mais en puissance 1000. Courant septembre, c'en était trop, et j'ai décidé de partir. Au moins, pour me retrouver. Me retrouver passait par changer de boîte, changer d'équipe, retrouver des missions qui me stimulent.

En quittant mon poste, et parce que le confinement n'était pas encore annoncé, je me suis donnée une semaine de vacances. Ne penser à rien d'autre que me reposer et me changer les idées. Bon, j'ai reçu beaucoup de messages des anciens, et ai fait secrétariat de rédaction. Ce n'était pas vraiment ce que je m'étais prévu, mais bon. J'ai joué le jeu, rien de professionnel pendant la première semaine, et au taquet dès la deuxième.

J'ai toujours été en mesure de tenir mes objectifs et mes plannings. 

Lors d'un entretien, on m'a posé la fameuse question sur la résistance face au stress.

Je sais gérer mon stress, jusqu'à ce qu'il me dépasse. Si j'ai du mal à déléguer ou demander de l'aide c'est parce qu'en cas de gros rush, je liste tout ce qui doit être fait et les échéances. J'organise tout et si tout se passe bien, tout est prêt / rendu dans les temps. Demander de l'aide va impliquer expliquer, réexpliquer, voire vérifier. Or dans l'urgence, on n'a pas forcément le temps.

C'est un gros défaut, et je le sais. Je ne délègue pas parce que avec mon organisation, je sais que ça tient. Si je demande à quelqu'un, l'imprévu car la personne ne maîtrise pas va être plus important que prévu et va me faire perdre plus de temps que prévu. Vous me direz "t'as qu'à faire confiance aux autres". Oui mais non. Je prends le temps d'expliquer, réexpliquer, je demande à l'autre s'il a compris, il me dit oui, je récupère et le résultat n'a rien à voir, ou comporte des erreurs. Sur des tâches complexes, je veux bien, mais sur quelque chose d'ultra simple genre noter des résultats dans un tableau en respectant casse et orthographe, je dis non.

Sur le perso, c'est autre chose. Il m'est impossible de me faire violence pour tenir des objectifs, si bien que pour le perso aussi, je fais des to-do lists.

Ces dernières semaines, je n'allais pas bien. Moral absent, et en me regardant, en faisant mon portrait, il m'était impossible de citer une chose positive. Rien de mieux pour avoir des regrets à vie.

J'ai listé ce qui me posait vraiment problème et j'ai choisi de trouver des solutions. Des kilos à perdre ? Un esprit torturé ? Des manques de connaissance ? Une confiance en moi à reconstruire ?

Ils ont tous leur place sur ma to-do list quotidienne. Chaque soir, je prépare la liste du lendemain. Elle comporte des généralités comme faire la vaisselle. Mais aussi du plus pointu.

Alliée à Decat' Coach et Pupuce, je note de faire du sport tous les jours. Un bon point, les programmes que je suis m'ont fait perdre 2 kilos. Bon, il en reste d'autres, mais ce sont déjà deux kilos. Mon souffle va mieux, et mon endurance aussi. C'est motivant, je continue.

Alliée à Linkedin, je note de suivre des formations. J'ai déjà 32 formations écoutées à mon actif : référencement naturel, Google Ads, Réseaux sociaux. Je me rends compte que finalement, j'en sais plus que ce que je pensais. Mon CV se complète et j'ose des candidatures que je n'aurais pas envoyé il y a encore quelques semaines.

Alliée à Linkedin, l'Apec, Pôle-Emploi et Cadre emploi, je note d'envoyer au moins 4 candidatures par jour. Pourquoi 4 ? J'aimais bien, et ça me permettait d'en envoyer une depuis chaque site. Bon je l'admets, j'ai tendance à privilégier Linkedin.

Ce n'est pas grand chose, mais cette rigueur m'aide à avancer et me permet de ne pas m'apitoyer sur mon sort. La preuve, on est déjà le 22 décembre. Dans une semaine, bon nombre d'entreprises auront bouclé les déclarations fiscales de fin d'année et pourront se positionner par rapport à ce deuxième confinement qui, soyons honnêtes, étaient une bêtise dont on aurait pu se passer s'ils avaient agit correctement dès le début. Début janvier, d'autres kilos auront disparu, mon regard sur moi-même se sera encore amélioré, et j'aurais enfin un retour sur LA candidature. 

En attendant, bonnes fêtes à tous, en sécurité s'il vous plaît !

 

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