vendredi 18 octobre 2019

C-word

En théorie, Octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein. 
En théorie.
Car ici, octobre est en lice pour être élu le mois le plus merdique de cette année 2019. Et je vous dis ça, je ne sais même pas par où commencer.

On va peut-être commencer avec mes Grands-Parents. Mon grand-père a subit déjà plusieurs opérations pour ses multiples cancers de la peau. Certains jours, tout va bien, d'autres, il a les contre-coup du traitement.
Ma grand-mère, elle, se bat contre un cancer du sein. Pléiade de médocs, le médecin a parlé de cancer généralisé. Je ne sais pas si cela est confirmé ou pas. Est-ce que j'ai vraiment envie de savoir ? Je ne sais pas. Lorsque je la vois, un coup ça va, un coup ça ne va pas. Je me dis qu'elle à 96 ans, et que comparé à d'autres personnes du même âge (voire plus jeunes), elle a encore toute sa tête et tous ses souvenirs. Elle sort d'une hospitalisation de quelques jours. Ses globules, je ne sais plus lesquels, s'étaient presque tous faits la malle. Alors forcément, elle n'avait plus aucune forme. Comme un bon petit vampire, elle s'est enfilée deux poches de transfusion sanguine et tout semble être revenu normal. 
Malheureusement, depuis cet été, on en est au point de croiser les doigts lorsque l'on part en vacances, en week-end, de peur qu'il arrive quelque chose à ce moment-là. Fin novembre, mes parents s'absentent une semaine. Ils vont voir mon frère pour cause de naissance prévue à la fin du mois. Je sais qu'ils ne vont pas partir l'esprit tranquille. 

Hors cancer, on peut parler du grand père de chéri. A ce jour, pas de problème de santé connu, juste une tendance à perdre l'équilibre quand il est dans les escaliers. Résultat, une vilaine chute il y a une dizaine de jours. Après un séjour à l'hôpital (quoi que, je ne suis pas sûre qu'il soit sorti), le voilà avec un clou pour réaccrocher la hanche et une écharpe pour l'épaule. Tout du même côté, c'est plus pratique. 

Et pour finir, notre amour de Plu. Je suis tentée de dire le pire, mais je préfère attendre demain. 
Vers la fin septembre, on a remarqué une grosseur sur son flanc droit. Comme on est complètement (ou trop) gaga de ce chien, on est allé voir le véto. Pour elle, ce n'était rien, juste un lipome à retirer. La première douche froide est arrivée une semaine après, le 07 octobre, après son opération. Lipome que dalle. Masse pleine de sang à tendance cancéreuse. Impossible de donner un diagnostic sans les résultats. Une chose est sûre, la véto se sentait mal de nous avoir annoncé un simple lipome. Il est resté presque toute la journée sous morphine et n'est rentré à la maison que vers 17h, incapable de tenir sur ses pattes. Même un chiot se levant pour la première fois se débrouillait mieux.
Il a souffert le martyr jusque dans l'après-midi de mardi. A chaque mouvement, on avait l'impression qu'il recevait des décharges électriques dans le corps, il hurlait à la mort. Je ne sais pas combien de litres de larmes ont pu couler, mais ça faisait beaucoup. 
Le jeudi, je me suis dit qu'il était prêt à être tout seul. Il a arraché les fils de sa suture sur une verrue que l'on a fait retiré en même temps. Depuis le 07 octobre, j'ai été un jour et demi à mon bureau. Le reste du temps, je suis en télétravail. 

Pendant ce temps, il nous fallait attendre les résultats de la biopsie demandée en urgence. Les résultats sont arrivés le lundi suivant l'opération. Donc lundi dernier. Verdict : hémangiosarcome. 
Google a dit : cancer très agressif et très rare. Guérison : aussi proche que zéro. Bref, notre gentil toutou a choisi de se développer le pire des cancers. Sympa. Le véto nous a donc donné rendez-vous demain pour échographie, radio, IRM. Il faut maintenant faire le bilan d'extension et savoir. Parce que bien sûr, pour le moment, nous ne savons pas si on peut le sauver ou non. 
Ce bilan va nous permettre de savoir s'il y a métastase ou pas. (devinez ce qu'on attend ???) Et surtout, est-ce que pour le moment, la saloperie est uniquement sur son flanc, auquel cas c'est "qu'un" hémangiosarcome cutané, ou est-ce qu'il s'est déjà déployé ailleurs (coucou la rate, ça va ? coucou le foie, ça va ? coucou le coeur, on se fait une bouffe ?), auquel cas, c'est la merde.
S'il n'est pas déployé, on a nos chances. Trois aspirines, et hop le truc est flingué. S'il est déployé, ben on demandera à passer à 2020 directement. Je dis qu'on a nos chances car le cutané se soigne mieux. Et surtout, c'est comme pour nous. Un cancer, opérable (la véto a réussi à retiré déjà la moitié de la masse), et non déployé se soignera toujours mieux qu'un non opérable. 

Il faut juste qu'on sache. 


C'est maintenant samedi 14h ?



 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

LinkWithin

Related Posts with Thumbnails