jeudi 29 octobre 2015

Tricoti tricota

On dit que chercher du boulot est un job à temps plein, et c'est vrai.
Et vu mon état de fatigue à la fin de la journée, je me dis que cette fois-ci je suis beaucoup plus appliquée que la dernière fois.

Bon, manque de pot, toutes ces belles candidatures sont toutes tombées à l'eau. 

Le plus dur fut pour celle d'Issy-les-Moulineaux. Entretien plutôt cool le vendredi matin, le Directeur me raccompagne en me disant "Madame Machin vous rappellera certainement en début de semaine prochaine". Ok.
Le lundi, rien. Le mardi, rien. Le mercredi, j'ai commencé à paniquer. 
J'écris. Rien.
J'appelle une fois. Rien.
J'appelle une deuxième fois. Rien.
J'appelle le standard. Que dalle.

Le soir, je méga panique et sens les larmes et le désespoir qui montent.

Le jeudi, j'appelle une fois. Rien.
Je rappelle une deuxième fois. "Ah oui mais en fait on a pris quelqu'un d'autre". 
Bip-bip-bip. Voix froide, ton je-m'en-foutiste.

Je me suis écroulée et ai refusé de faire quoique ce soit d'autre pendant tout le reste de la journée. Juste la dédicace pour la carte de Nièce d'Amour (et deux candidatures)

Le vendredi aprem, Chéri est parti en Bretagne, et moi je suis partie passer le weend-end à Versailles-les-Bains chez Papa-Maman. 
Des rires, de la bouffe, des apéros, que du bon.

Le lundi, quand je suis rentrée, la déprime est revenue. Et le rhume a commencé à faire son nid. 
Pour oublier la déprime, j'ai fait des lessives et du tricot. 

Le mardi, je m'y suis remise. 

Depuis mardi, 10, ou plus, candidatures sont parties, et/ou ont été relancées. 
Certaines m'intéressent plus que d'autres.
L'espoir est plus fort sur certaines, moins sur d'autres. Mais passons. 

Il est 18h00, depuis environ 30 minutes, j'ai rangé brouillons et calepins, la suite, demain matin 10h. 

Le vendredi d'Issy-les-Moulineaux, je me suis arrêtée à la Presse pas loin de chez moi, et j'ai craqué, j'ai acheté le premier numéro de la série "Passion Tricot".
Allez savoir pourquoi. Peut-être un petit ras-le-bol de voir de l'angora partout dans tous les pulls, ce foutu angora, je le préfère en ragoût, sinon il me tue. 


Bref. Je me suis mise au tricot.
Ce ne fut pas très glorieux parce que : 
1. Dans la revue, c'est très mal expliqué
2. Sur Phildar.fr aussi
3. Les aiguilles de la revue sont pas top
4. Leur laine aussi.

Le samedi, je me suis arrêtée chez mes parents, et pendant que Chéri regardait le rugby avec Papa, Maman m'a fait un cours, et depuis, de grand débutant, je suis passé à presque-plus-débutante. 

 (cette photo est magique, on ne voit pas les trous ! ;-) )

Maintenant que je vois mon tricot, je repense à une discussion que l'on a eu samedi soir avec des cousines de Maman. Quelques heures avant, on avait parlé chômage, et là, on était sur un sujet encore plus gai, le cancer. Et l'une d'elle disait que l'important dans la lutte contre le cancer c'est ce petit objectif que l'on se lance, genre la fête d'anniversaire du cousin truc, ou la réunion avec machin. 

Je regarde mes progrès en tricot, et je repense à ça. Je me mets dans la situation où le chômage est mon cancer, et que réussir un premier tricot de base, puis un autre plus compliqué c'est ce qui va m'aider à tenir. A vaincre. 

C'est dur, j'ai peur, mais jour après jour, je me dis que j'y crois. Jour après jour, je me dis que la prochaine, c'est moi. 

(ce livre, Easy Tricot est super ! 
Très bien expliqué, on te dit si ce foutu fil doit passer devant l'aiguille ou derrière l'aiguille, ce genre de détail tout bête mais qui change tout au début ! 
Donc, si vous voulez vous y mettre, je vous le conseille !!!!)



 

1 commentaire:

  1. Bon courage miss, ce ne sont jamais des moments faciles.
    Bises

    Stef (RM ;) )

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